Ce que j’aime dans mon métier : Devenir inutile
Ce que j’aime dans mon métier, c’est d’accompagner chaque consultant vers son autonomie, jusqu’à devenir inutile pour lui. Véronique Daniel, hypnologue et sophrologue à Avignon, partage ici sa vision de l’accompagnement en hypnose et en sophrologie, et explique pourquoi devenir inutile est, pour elle, le plus beau but de ce métier.
Devenir inutile, pas être inutile
DEVENIR inutile ce n’est pas pareil du tout qu’ETRE inutile. Moi j’aspire à DEVENIR inutile. En effet, dans mon métier, ce qui m’importe c’est que le consultant devienne autonome et qu’il n’ait plus besoin de moi.
Un accompagnement pas à pas
Quand vous entamez un accompagnement avec moi, c’est un engagement sur quelques séances : avancer pas à pas, constructivement. Si vous venez me voir, vous souhaitez aller vite mieux, mais que ça dure, n’est-ce pas ? Et vous verrez que c’est très gratifiant de se voir évoluer, de constater ce qui change, ce qui n’est plus comme avant. C’est le but.
Le plus beau moment
Et à un moment, on décide que la prochaine fois sera la dernière séance, parce que cela va mieux, parce qu’on se sent autonome. C’est le plus beau moment ! Vous êtes prêt.e à être ce changement, prêt.e à gérer seul.e !
Basée à Avignon, j’accompagne en cabinet les personnes qui souhaitent avancer grâce à l’hypnose, à la sophrologie, ou aux deux combinées, toujours avec la même intention : vous rendre autonome, séance après séance, jusqu’à devenir inutile pour vous. Hypnologue, sophrologue, formatrice, superviseuse et autrice, je mets toute mon expérience au service de cet objectif.
Quelle satisfaction de devenir inutile
Alors je deviens inutile, et quelle satisfaction, quelle joie pour cette personne qui a fait la démarche, s’est découverte et se sent autonome ! Je ne souhaite pas que les gens aient besoin de moi, je souhaite qu’ils se rendent compte (et qu’ils ressentent vraiment) qu’ils n’ont besoin que d’eux-mêmes. C’est pour cela que je fais ce beau métier.
Alors prêt.e pour qu’un jour je devienne inutile pour vous ?
Je suis Véronique DANIEL, hypnologue, sophrologue, formatrice, superviseuse, autrice.
Prise de rdv : www.hypnose-sophrologie-avignon.com
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Burn-out : il arrive aux personnes les plus résistantes et non pas aux plus fragiles
On imagine souvent le burn-out comme quelque chose qui arrive aux autres. Aux plus vulnérables, à ceux qui « n’avaient pas les épaules ». Pourtant, la réalité est tout autre, et il est temps de déconstruire ce mythe.
Le burn-out, une maladie de la résistance
Les personnes qui font un burn-out ne sont pas celles qui ont craqué « trop vite ». Ce sont celles qui ont tenu trop longtemps.
Il y avait des alertes. Le corps parlait. Les émotions envoyaient des signaux. Mais quelque chose, profondément ancré, poussait à continuer : le sens du devoir, la peur de décevoir, l’identité liée à la performance, ou simplement le fait de ne pas savoir s’arrêter.
Le burn-out est d’abord une maladie physique, avec des effets biologiques réels sur le cerveau et le corps. On peut entendre la reproche du fait d’ « être trop sensible ». Alors que c’est savoir ignoré des signaux d’alarme réels, souvent parce qu’on n’avait pas appris à les écouter.
Reconnaître les signaux que l’on a ignorés
Avant l’effondrement, il y a presque toujours une période où l’on « tient encore ». On est épuisé, mais fonctionnel. Il y a que quelque chose qui ne va pas, mais on trouve l’énergie. On prend l’eau, mais on rame quand même.
Ces signaux méritent d’être reconnus, nommés, et surtout pris au sérieux :
- Une fatigue qui ne passe plus après le week-end ou les vacances
- Une irritabilité inhabituelle, un sentiment de vide ou de désengagement
- Des douleurs physiques sans cause médicale identifiée
- Le sentiment que les efforts ne mènent plus à rien
Ce ne sont pas des caprices. Ce sont des messages du système nerveux.
Se reconstruire après un burn-out
La reconstruction après un burn-out ne passe pas par « se reprendre en main » ou « faire plus d’efforts ». Elle passe par quelque chose de plus profond : apprendre à écouter ses alertes internes avant qu’elles deviennent des crises.
Cela implique souvent de travailler sur :
- La sécurité intérieure : se sentir en droit d’exister sans devoir performer
- L’estime de soi : se reconnecter à sa valeur indépendamment des résultats
- Les priorités : faire évoluer ce qui compte vraiment, pas seulement ce qui est urgent
- Le soin de soi : réapprendre à se traiter avec la même bienveillance qu’on offre aux autres
L’hypnose et la sophrologie dans la récupération
L’hypnose et la sophrologie sont des outils particulièrement adaptés à la récupération post-burn-out. Ils permettent de travailler en profondeur sur les mécanismes automatiques qui ont conduit à l’épuisement — sans jugement, et à son propre rythme.
Au cabinet Respire, Véronique Daniel accompagne les personnes en sortie de burn-out ou en prévention, pour qu’elles retrouvent un rapport à elles-mêmes plus juste et plus durable.
👉 Vous traversez un épuisement ? Un premier échange peut tout changer.
L’empathie n’est pas toujours une qualité : parfois, c’est une stratégie de survie
L’empathie et l’oubli de soi sont souvent les deux faces d’une même pièce. On dit souvent de l’empathie que c’est une belle qualité : une façon d’être proche des autres, de les comprendre, de créer du lien. Mais derrière cette réputation lumineuse se cache parfois quelque chose de plus complexe et de plus douloureux.
Quand l’empathie naît de l’adaptation, pas du choix
L’empathie n’est pas toujours innée ou librement choisie. Chez certaines personnes, elle est le résultat d’un psychisme hyper-adapté : dès l’enfance, elles ont appris à écouter, à ressentir, à anticiper l’état émotionnel de l’autre. Non par générosité, mais pour maintenir la relation, éviter les conflits, ou simplement être aimées.
Ce mécanisme, une fois installé, devient automatique. On « capte » l’autre avant même de se demander ce que l’on ressent soi-même.
Le glissement de l’empathie vers le sacrifice
Peu à peu, l’empathie glisse. Elle n’est plus une qualité relationnelle : elle devient une obligation intérieure. Ce n’est plus « je choisis d’être attentif à toi », mais « je ne peux pas ne pas l’être ».
Il y a alors un oubli de soi profond. Les besoins propres passent au second plan, voire disparaissent. L’empathie n’est plus une vertu, c’est une manière de tenir debout dans un monde où être soi semble risqué.
L’épuisement : quand le corps coupe le signal
Le système nerveux a ses limites. Lorsqu’il a trop donné, il se protège. C’est souvent là qu’apparaissent la froideur, le cynisme, l’indifférence : non par mauvaise volonté, mais parce que c’est le seul moyen de ne plus souffrir.
Cette dureté n’est pas un défaut de caractère. C’est l’empathie qui se masque pour survivre.
Le danger survient lorsque cette dureté devient identitaire : quand on finit par croire qu’on est « quelqu’un de froid », alors que l’empathie est simplement enfouie sous les couches de protection. Des recherches en psychologie de l’empathie montrent que ce phénomène est beaucoup plus courant qu’on ne le croit.
Empathie oubli de soi
Carl Rogers rappelait que l’empathie authentique ne peut exister sans fidélité à soi. Ce n’est qu’en se reconnectant à ses propres besoins, émotions et limites que l’on peut offrir quelque chose aux autres sans se perdre.
À l’âge adulte, et souvent avec un accompagnement comme l’hypnose ou la sophrologie, il devient possible de revisiter ces schémas anciens. De comprendre d’où vient cet hyper-radar émotionnel. De réapprendre à ressentir sans se dissoudre dans l’autre.
Alors seulement, l’empathie oubli de soi peut se transformer : non plus une contrainte, mais un choix conscient.
Un accompagnement pour se retrouver
Au cabinet Respire, Véronique Daniel accompagne les personnes qui donnent beaucoup aux autres et s’oublient elles-mêmes. Grâce à l’hypnose et à la sophrologie, il est possible de travailler sur la sécurité intérieure, les croyances construites dès l’enfance et la reconnexion à soi.
Vous vous reconnaissez dans cet article sur l’empathie oubli de soi ? Prenez rendez-vous pour un premier échange.


