Véronique Daniel

Archives d'étiquette : sécurité intérieure

Deux personnes se tenant les mains, illustration de l'empathie et de l'oubli de soi en relation

L’empathie et l’oubli de soi sont souvent les deux faces d’une même pièce. On dit souvent de l’empathie que c’est une belle qualité : une façon d’être proche des autres, de les comprendre, de créer du lien. Mais derrière cette réputation lumineuse se cache parfois quelque chose de plus complexe et de plus douloureux.

Quand l’empathie naît de l’adaptation, pas du choix

L’empathie n’est pas toujours innée ou librement choisie. Chez certaines personnes, elle est le résultat d’un psychisme hyper-adapté : dès l’enfance, elles ont appris à écouter, à ressentir, à anticiper l’état émotionnel de l’autre. Non par générosité, mais pour maintenir la relation, éviter les conflits, ou simplement être aimées.

Ce mécanisme, une fois installé, devient automatique. On « capte » l’autre avant même de se demander ce que l’on ressent soi-même.

Le glissement de l’empathie vers le sacrifice

Peu à peu, l’empathie glisse. Elle n’est plus une qualité relationnelle : elle devient une obligation intérieure. Ce n’est plus « je choisis d’être attentif à toi », mais « je ne peux pas ne pas l’être ».

Il y a alors un oubli de soi profond. Les besoins propres passent au second plan, voire disparaissent. L’empathie n’est plus une vertu, c’est une manière de tenir debout dans un monde où être soi semble risqué.

L’épuisement : quand le corps coupe le signal

Le système nerveux a ses limites. Lorsqu’il a trop donné, il se protège. C’est souvent là qu’apparaissent la froideur, le cynisme, l’indifférence : non par mauvaise volonté, mais parce que c’est le seul moyen de ne plus souffrir.

Cette dureté n’est pas un défaut de caractère. C’est l’empathie qui se masque pour survivre.

Le danger survient lorsque cette dureté devient identitaire : quand on finit par croire qu’on est « quelqu’un de froid », alors que l’empathie est simplement enfouie sous les couches de protection. Des recherches en psychologie de l’empathie montrent que ce phénomène est beaucoup plus courant qu’on ne le croit.

Empathie oubli de soi

Carl Rogers rappelait que l’empathie authentique ne peut exister sans fidélité à soi. Ce n’est qu’en se reconnectant à ses propres besoins, émotions et limites que l’on peut offrir quelque chose aux autres sans se perdre.

À l’âge adulte, et souvent avec un accompagnement comme l’hypnose ou la sophrologie, il devient possible de revisiter ces schémas anciens. De comprendre d’où vient cet hyper-radar émotionnel. De réapprendre à ressentir sans se dissoudre dans l’autre.

Alors seulement, l’empathie oubli de soi peut se transformer : non plus une contrainte, mais un choix conscient.

Un accompagnement pour se retrouver

Au cabinet Respire, Véronique Daniel accompagne les personnes qui donnent beaucoup aux autres et s’oublient elles-mêmes. Grâce à l’hypnose et à la sophrologie, il est possible de travailler sur la sécurité intérieure, les croyances construites dès l’enfance et la reconnexion à soi.

Vous vous reconnaissez dans cet article sur l’empathie oubli de soi ? Prenez rendez-vous pour un premier échange.

1/1