Laisser passer l’élan, la pulsion, la réaction automatique n’est pas chose simple du tout. Je propose de regarder cela du point de vue de notre développement psychologique. En effet, il nous faut apprendre à tolérer la frustration.
Cela sécurise et permet à notre système d’apprendre à attendre, à persévérer, à s’adapter, à négocier avec lui-même.
Tolérer la frustration au quotidien
Si vous avez très envie de manger quelque chose, la capacité à supporter la frustration va être très utile.
Si avant de vous coucher il vous faut absolument tout ranger alors que vous n’en pouvez plus, votre aptitude à dire non à cette part de vous exigeante et perfectionniste vous apportera plus de sérénité.
Si vous vous jugez très vite car vous ne vous sentez « pas assez bien », vous n’arrivez pas à accueillir la frustration de ne pas être comme vous « devriez ».
Ce que notre éducation nous apprend
Notre éducation doit nous apprendre à traverser la frustration. Entre 3 et 6 ans, on apprend la mise en mots plutôt que la mise en acte. On devrait commencer à nous apprendre à attendre, à nous adapter, à trouver des solutions plutôt que de céder à tous désirs. Cela donne confiance en soi.
Les parents, grâce aux limites qu’ils posent, insufflent la notion de bien et de mal chez l’enfant. L’adulte doit soutenir, incarner une présence stable et sécurisante qui accueille l’émotion de l’enfant ET lui pose des limites.
Ainsi, en grandissant l’enfant saura réguler ses émotions, traverser une envie sans y céder forcément et aura une plus grande estime de lui-même.
Tolérer la frustration pour renforcer l’estime de soi
Il n’est heureusement jamais trop tard pour apprendre à tolérer la frustration et à poser des limites, ce qui renforce l’estime de soi. À vous de jouer !
Je suis Véronique DANIEL, hypnologue, sophrologue, formatrice, superviseuse, autrice.
Prise de rdv : www.hypnose-sophrologie-avignon.com
#hypnose #sophrologie #cabinetrespire
